Pour lire la Bible

L’éducation est une priorité pour les réformateurs : l’enseignement de la lecture et de l’écriture sont indispensables pour la connaissance de la Bible.

  • Bible de Luther, Wittenberg, 1561
    Bible de Luther, Wittenberg, 1561 © Fonds Société Biblique / Marc Gantier
  • Martin Bucer (1491-1551)
    Martin Bucer (1491-1551) © S.H.P.F.
  • Sturm d'après le portrait peint par Tobie Stimmer et gravé en 1617 par Jacques von der Heyden
    Sturm d'après le portrait peint par Tobie Stimmer et gravé en 1617 par Jacques von der Heyden
  • Melanchthon (1497-1560)
    Melanchthon (1497-1560)

Luther élève la vocation du maître d’école à la hauteur d’un sacerdoce : « après l’œuvre du pasteur, il n’est pas d’œuvre plus belle ni plus importante que celle du maître d’école ». La Réforme remet en cause le système scolaire hérité du Moyen âges où les écoles dépendent des paroisses et des couvents. Luther et Melanchthon délèguent la responsabilité scolaire aux autorités politiques, le droit au savoir s’étend aux filles. Le but est la scolarité obligatoire pour tous : l’enseignement de la lecture est nécessaire pour comprendre l’Évangile, et plus les hommes seront cultivés, plus ils se détacheront des « superstitions catholiques ».

Mais cette éducation par l’école est complétée par celle de la famille : c’est de la responsabilité des parents de faire de leurs enfants de bons chrétiens. A Strasbourg, le réformateur Martin Bucer crée le premier lycée ou « gymnase ». L’humaniste Jean Sturm en est le premier recteur.

Dès son passage à la Réforme, la ville de Genève rend l’enseignement élémentaire public et obligatoire. En France, les consistoires prennent sous contrat des maîtres d’école ou « régents » qui enseignent les filles aussi bien que les garçons. La lecture et l’écriture se diffusent dans les milieux réformés, leur donnant une avance culturelle, d’autant que cet enseignement est donné en français. « C’est la Réforme qui s’est passionnée pour l’instruction du peuple. Elle a voulu que tout homme sût lire, et quel livre ? Celui où elle-même puisait la vie. » (Jean Jaurès, 1911).

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